Au ski comme dans la majorité des sports où les membres inférieurs sont les plus sollicités, les genoux subissent fréquemment des blessures traumatiques. Pas moins de 135 000 accidents par an sont ainsi déplorés. Un tiers sont des entorses du genou et 10 % concernent la rupture des ligaments croisés. Il est impératif de bien se préparer afin de ne pas gâcher la magie du moment à la montagne à dévaler les pistes.

Que faire pour prévenir les accidents ?

Pour skier dans de bonnes conditions, il faudrait idéalement s’y prendre 1 à 2 mois à l’avance, et s’entraîner de manière régulière pour renforcer les membres inférieurs. Pour bien faire, la préparation doit être fractionnée.

La préparation physique consiste à faire des activités comme la marche et le vélo pendant 30 minutes par jour au moins. La kinésithérapie, les séances de squat et de fente alternés, mais aussi les abdos et le gainage permettent de maintenir une bonne tonicité globale du corps. Surtout, veillez à ce que vos muscles soient bien étirés, détendus et relâchés. Restez attentifs à vos sensations, vous n’allez tout de même pas skier avec des courbatures non plus. Levez le pied si nécessaire pour laisser le temps à votre corps de récupérer.

Surveillez votre alimentation. Mangez sainement et de manière équilibrée. Par exemple, prenez un petit-déjeuner riche en protéines. Hydratez-vous tout au long de la journée, en buvant en moyenne 1,5 litre d’eau en fonction de votre corpulence. Privilégiez les sucres lents – pâtes et céréales –, mangez plus de féculents et de légumes pour stocker de l’énergie.

Les accidents qui peuvent survenir

  • L’entorse du genou

Il s’agit d’une lésion ligamentaire survenant après un traumatisme direct ou après un mouvement anormal des jambes ou du genou. Il s’agit concrètement de la déchirure ou de l’étirement exagéré d’un ou de plusieurs ligaments du genou. La gravité de l’entorse dépend du ligament atteint. En effet, les quatre ligaments du genou — interne, externe, antérieur et postérieur — assurent la stabilité de l’articulation. Pour éviter le phénomène, il est nécessaire de s’échauffer avant toute activité physique. L’entorse peut être plus ou moins grave. Elle est bénigne lorsqu’elle est provoquée par un simple étirement du ligament. Dans ce cas, les antalgiques peuvent estomper la douleur, et les séances de kinésithérapie permettre de récupérer la force, la stabilité et la mobilité de l’articulation.. Par contre, dans les cas les plus graves, notamment après une violente chute au ski, l’entorse peut provoquer la rupture complète d’un ou de plusieurs ligaments, nécessitant selon les cas une intervention chirurgicale.

  • La rupture du ligament croisé antérieur

Chez les skieurs, la rupture du ligament croisé antérieur est un accident courant malheureusement. L’articulation étant soumise à des mouvements de rotation constante, une mauvaise préparation des genoux peut ainsi entraîner cette lésion qui doit être traitée par de la rééducation et si nécessaire la chirurgie.

Les facteurs de la rupture du ligament :

— Facteurs extrinsèques. Il s’agit des facteurs liés au terrain — qualité de la neige, piste inadaptée au skieur, etc. – et au mauvais réglage du matériel de ski : indice de déclenchement de fixation trop élevé, matériel trop exigeant techniquement, etc.

— Facteur intrinsèque. La rupture du ligament croisé antérieur peut être la conséquence d’un manque de tonicité et de préparation des muscles de la cuisse (quadriceps, ischio-jambiers, muscles fessiers). Pour préserver l’articulation, la stabilité doit aussi être renforcée via des exercices de proprioceptions (d’équilibre et de déstabilisation).