Le jeûne intermittent, ou fasting, c’est quoi ? C’est le fait de ne pas s’alimenter pendant une période d’environ 14h à 18h sur les 24h quotidiennes. Plutôt que de s’alimenter continuellement, on choisit de privilégier certaines heures pour apporter les calories nécessaires à notre corps. Quel intérêt pour l’organisme ? Faut-il recommander le jeûne intermittent et à qui se destine-t-il ? 

Jeûne intermittent, fasting : qu’est-ce que c’est ?

photo dessiné d'un couteau et d'une fourchette sur une assiette en ardoise qui illustre l'intérêt et les contraintes du jeûne intermittent

En réalité, ce que l’on nomme communément le « fasting » est une forme possible de jeûne intermittent. Il consiste à ne s’alimenter que pendant 6h à 10h par jour. Naturellement, nous sommes nombreux à le pratiquer de façon modérée sans y prêter attention. 

En effet, entre le dernier repas de la journée et le petit déjeuner du lendemain, une période de 10h à 12h sans apport calorique est souvent respectée. Sauter l’un de ces deux repas vous permet donc d’atteindre les 14h à 18h de jeûne. Par exemple, vous dinerez à 20h et ne prendrez votre prochain repas qu’à 14h le lendemain. 

Au sens plus large, le jeûne intermittent (JI) consiste à « adopter le jeûne de manière régulière ». Il peut donc également être pratiqué en ce que l’on appelle « le 5-2 » c’est-à-dire 5 jours d’alimentation classique puis 2 jours de jeûne sur l’ensemble de la semaine.

Faut-il pratiquer le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent semble présenter de réels bienfaits. En effet, il permettrait de faciliter la perte de poids, de réduire le stress oxydatif et de limiter l’inflammation. Il oblige notre organisme à s’adapter à une restriction calorique passagère, le sortant ainsi de sa « zone de confort ». Le métabolisme et la résistance des cellules s’en trouveraient améliorés.

Cependant, le JI est-il plus intéressant en comparaison avec la restriction calorique (RC) simple ?

Il semble évident que le jeûne intermittent ne doit pas être pratiqué en assimilant des quantités importantes de nourriture lors des repas !

Dans le cadre thérapeutique, les bienfaits du jeûne et/ou du jeûne intermittent commencent à être analysés depuis quelques années. Il est encore tôt pour tirer des conclusions mais ils pourraient s’avérer être un complément intéressant du traitement traditionnel des cancers et dans d’autres secteurs médicaux.

Dans le cadre préventif, le JI peut être conseillé s’il s’accompagne d’une manière générale à une réelle restriction calorique (RC). Il ne s’agit pas de sauter le petit déjeuner pour se lâcher ensuite sur les autres repas ! En étant patient et régulier, votre corps s’adaptera progressivement à de nouvelles contraintes. La sensation de faim s’estompera peu à peu et ce nouveau mode d’alimentation sera donc plus facile à suivre.

Y a-t-il des risques ?

D’après les premières recherches scientifiques, la pratique du JI ne semble pas augmenter statistiquement les troubles du comportement alimentaire. 

De plus, la diminution d’apport calorique dans le temps reste limitée et donc insuffisante pour provoquer une hypoglycémie. Cependant, selon vos besoins quotidiens et votre ressenti personnel, il est conseillé de demander l’avis d’un médecin avant de vous lancer dans ce nouveau mode d’alimentation. En effet certains organismes sont plus facilement sujets à l’hypoglycémie.

De même, le jeûne intermittent n’est pas toujours conseillé en association avec certains médicaments ou chez les femmes enceintes. Demandez là aussi l’avis de votre médecin.

photo d'un médecin nutritionniste qui sourit et explique quels sont les intérêts et inconvénients du jeûne intermittent